Soutien scolaire TDAH : mieux accompagner son enfant
Dans les cours de soutien scolaire TDAH de Courbes et Calculs, nous accompagnons des enfants et des adolescents aux profils très différents.
Cela peut être en présentiel à Francheville et Sainte-Foy-lès-Lyon, mais aussi en visioconférence partout en France.
Certains élèves présentent un TDAH, avec des difficultés qui peuvent concerner l’attention, l’impulsivité, l’organisation, la gestion du temps ou encore le démarrage d’une tâche.
Ce sujet me tient particulièrement à cœur pour une raison très personnelle : je suis moi-même TDAH adulte.
Avec le temps, j’ai appris à mieux comprendre mon propre fonctionnement, ce qui m’aide à avancer et ce qui, au contraire, peut rapidement me mettre en difficulté.
Cette expérience personnelle, associée à mes 15 années d’accompagnement des jeunes, me permet également de partager avec les parents des conseils très concrets.
TDAH : comprendre avant de demander de changer
Le TDAH est un trouble du neurodéveloppement qui peut notamment se manifester par des difficultés d’attention, de l’impulsivité et, chez certains enfants, une hyperactivité.
Cela signifie qu’un élève qui oublie une consigne, bouge beaucoup, remet son travail à plus tard ou peine à commencer un exercice n’est pas nécessairement en train de « ne pas vouloir travailler ».
Lorsqu’un diagnostic est établi, mieux comprendre le fonctionnement de l’enfant permet d’adapter son accompagnement.
La Haute Autorité de santé recommande notamment une prise en charge globale comprenant des interventions non médicamenteuses et un accompagnement scolaire et pédagogique.
TDAH : 7 phrases à éviter avec son enfant
1. « Concentre-toi ! »
Facile à dire… un peu comme dire à quelqu’un qui a froid : « Réchauffe-toi ! » 😅
Essayez plutôt : « On va commencer par une seule chose. »
Découper une tâche importante en petites étapes peut la rendre plus accessible.
2. « Je te l’ai déjà dit trois fois ! »
La quatrième répétition n’est pas forcément plus efficace que la première.
Préférez une consigne courte, précise, donnée une étape à la fois et, si nécessaire, écrite.
3. « Arrête de bouger ! »
Bouger ne signifie pas forcément ne pas écouter.
Un changement de position ou une courte pause peuvent parfois aider certains jeunes à rester mobilisés.
4. « Quand tu veux, tu peux ! »
Cette phrase peut être vécue comme un jugement.
Essayez plutôt : « Qu’est-ce qui t’empêche de commencer ? »
On cherche alors une solution plutôt qu’un coupable.
5. « Dépêche-toi ! »
Le fameux « dépêche-toi » parental… probablement l’une des expressions les plus utilisées dans les maisons françaises. 😂
Un minuteur visuel ou une durée clairement définie peut être beaucoup plus concret.
6. « Tu le fais exprès ! »
Un oubli, une réaction impulsive ou une difficulté à démarrer ne sont pas nécessairement volontaires.
Essayez plutôt : « Qu’est-ce qui vient de se passer ? »
7. « Tu es assez grand pour te débrouiller seul. »
L’autonomie ne se décrète pas. Elle s’apprend progressivement.
On peut aider l’élève à construire des habitudes : préparer son matériel, découper son travail, utiliser une liste de tâches, estimer le temps nécessaire et apprendre à demander de l’aide.
Et les parents dans tout ça ?
Lorsqu’un enfant rencontre régulièrement des difficultés avec ses devoirs, toute la famille peut finir par les subir.
Le cahier est ouvert. L’enfant ne commence pas. Le parent insiste. L’enfant s’énerve. Le parent répète. Et quelques minutes plus tard, tout le monde est épuisé.
Il peut simplement manquer un fonctionnement adapté.
Méthode de travail : apprendre à commencer, puis devenir autonome
Durée indicative : 1 heure.
- 5 minutes : faire le point sur les tâches et les priorités.
- 10 minutes : commencer par une tâche accessible.
- 20 minutes : travailler une notion ou un exercice.
- 5 minutes : faire une pause ou changer de rythme.
- 15 minutes : reprendre progressivement en autonomie.
- 5 minutes : faire le bilan et préparer la prochaine étape.
Les supports peuvent être les cours de l’établissement, les exercices, les contrôles précédents, des fiches de méthode ou des exercices construits selon les difficultés observées.
Une expérience personnelle qui nourrit ma pédagogie
Je suis moi-même TDAH adulte. Je connais cette sensation de savoir ce qu’il faudrait faire… mais de ne pas réussir à commencer.
Cette expérience ne remplace évidemment pas un professionnel de santé, mais elle nourrit ma manière d’observer les élèves et de réfléchir aux méthodes qui peuvent les aider.
Après 15 ans d’accompagnement, j’ai appris qu’un même exercice peut être facile pour un élève et extrêmement difficile pour un autre, même lorsque les deux ont théoriquement le même niveau.
Une mini-preuve : quand le problème n’est pas seulement le niveau
Dans mon accompagnement, il arrive régulièrement qu’un parent me dise : « Il connaît ses cours, mais il n’arrive pas à travailler seul. »
Cette phrase résume bien la différence entre connaître une notion et savoir apprendre.
L’objectif n’est donc pas forcément d’ajouter encore des exercices. Il peut être plus utile de travailler la méthode, le démarrage, l’organisation, la recherche et progressivement l’autonomie.
Soutien scolaire TDAH : quand envisager un accompagnement ?
Un accompagnement scolaire peut être pertinent lorsque les difficultés d’organisation, de méthode ou d’apprentissage prennent une place importante dans le quotidien scolaire.
Il ne remplace pas le suivi médical, psychologique ou paramédical lorsqu’il est nécessaire. Il peut simplement constituer une pièce supplémentaire du puzzle, en travaillant concrètement sur les apprentissages et les méthodes.
Découvrez également notre méthode de travail et nos cours de soutien scolaire.
FAQ : les questions des parents
À quelle fréquence prévoir un soutien scolaire pour un enfant TDAH ?
Il n’existe pas une fréquence universelle. Elle dépend des besoins de l’élève, de son niveau, de ses objectifs et de sa capacité à travailler entre les séances.
Le soutien scolaire remplace-t-il le suivi médical du TDAH ?
Non. Un accompagnement scolaire ne pose pas de diagnostic et ne remplace pas un suivi médical ou thérapeutique. Il peut intervenir en complément sur les apprentissages, la méthode et l’organisation.
Faut-il forcément être diagnostiqué TDAH pour travailler avec vous ?
Non. Un élève peut rencontrer des difficultés de concentration, de méthode ou d’organisation pour de nombreuses raisons. Notre rôle est d’observer ses besoins scolaires et de chercher avec lui des méthodes adaptées.
La visioconférence fonctionne-t-elle avec un élève TDAH ?
Elle peut convenir à certains élèves et moins à d’autres. L’important est d’adapter le cadre, les consignes et le rythme. Courbes et Calculs propose des cours en visioconférence partout en France.
Que faire si les devoirs provoquent des conflits tous les soirs ?
Commencez par identifier précisément le blocage : quantité de travail, compréhension, organisation, démarrage, fatigue ou autre difficulté. Un regard extérieur peut parfois permettre de sortir du face-à-face parent-enfant.
Comment savoir si mon enfant a besoin d’un soutien scolaire ?
Une baisse des résultats n’est qu’un indicateur parmi d’autres. Les difficultés à commencer, à s’organiser, à travailler seul ou à comprendre comment apprendre peuvent également justifier une réflexion sur l’accompagnement.
Et si on changeait simplement notre manière de regarder les difficultés ?
Chez Courbes et Calculs, nous essayons de regarder au-delà de la note et du comportement.
Derrière un élève qui bouge, oublie, procrastine ou semble ne pas vouloir travailler, il peut parfois y avoir une difficulté réelle de fonctionnement.
Cela ne signifie pas qu’il faut tout excuser. Cela signifie qu’il faut chercher la bonne manière d’aider.
Comprendre avant de corriger. Adapter avant d’exiger. Accompagner avant de demander à l’élève de faire seul.
Si vous souhaitez échanger sur les difficultés de votre enfant et voir si notre accompagnement peut lui correspondre, contactez-moi directement.
